Édouard Gohier (fils)



Édouard Gohier est né le 9 janvier 1891 du mariage d’Édouard Gohier et de Philomène-Poméla Gosselin. En 1893, le territoire du village de Saint-Laurent est incorporé en ville et Édouard Gohier, père, en devient le premier maire. Son grand-père Benjamin a été maire de la Municipalité de la paroisse de 1885 à 1890. Édouard Gohier fils fit ses études au collège de Saint-Laurent et à l’Université Notre-Dame en Indiana aux États-Unis. En 1911, Édouard Gohier débute en affaires dans le commerce du bois à Côte-des Neiges sous le nom de Pauzé et Gohier, mais en 1912 la Société Pauzé et Gohier ouvre une succursale à Saint-Laurent, intégrant l’ancien commerce d’Hormidas Trudeau. En 1916, cette société est dissoute; Wilfrid Pauzé garde, dans le partage, la cour à bois de Côte-des-Neiges et son associé, celle de Saint-Laurent. La fin de la guerre 1914-1918 donne un essor à la demande du bois de construction domiciliaire et on s’empresse d’ouvrir un atelier de menuiserie pour répondre aux besoins du marché.



Fils d'Édouard Gohier, premier maire de Ville Saint-Laurent
1893 à 1901; 1903 à 1905; 1911 à 1913
et petit-fils de Benjamin Goyer,
maire de la municipalité de Paroisse Saint-Laurent de 1885 à 1890.


En 1927, Édouard Gohier fils débute en politique municipale en devenant échevin du quartier est, avant d’être nommé maire l’année suivante afin de compléter le mandat d’Adélard Cousineau démissionnaire. Par la suite, il sera réélu par acclamation à sept reprises et doit affronter un opposant lors de deux élections. La Grande Dépression frappe subitement l’Amérique et ensuite l’Europe, mais grâce à la bonne administration de son commerce, Édouard Gohier décide de construire sa demeure située au 1560 rue de l’Église qu’on surnommera le Château Gohier. Le Château Gohier est adossé à l’Église St-Andrew’s Norwood et les deux terrains contigus sont séparés par une magnifique haie de lilas. En 1933, M. Gohier incorpore son industrie sous la raison sociale «Édouard Gohier Limitée». Solidement établi et sagement dirigé, ce commerce surmonte la crise qui se prolonge et, en 1937, la compagnie acquiert la limite de bois et les actifs de M. William Copping à Joliette. Ce commerce comprend une scierie, une immense cour à bois et un pouvoir d’eau. La compagnie devient prospère et se développe si bien qu’en 1940, Édouard Gohier Ltée décide de bâtir un autre moulin à scie au lac à la Pluie surnommé plus tard lac Gohier. La grande majorité du bois manufacturé et vendu par la compagnie provient des limites à bois situées en haut de Joliette. De plus, la compagnie vend du pin de la Vallée de l’Outaouais et de la Colombie-Britannique, de même qu’elle importe certains bois francs des Etats-Unis.

En plus de vendre du bois de toutes sortes, Édouard Gohier Ltée fabrique divers ouvrages de menuiserie, des portes, châssis, armoires, planches à repasser, escaliers en colimaçon, cabinets à médecine, moulures de toutes sortes, panneaux et autres matériaux de construction. Tous ces produits sont vendus, soit aux constructeurs, contracteurs ou entrepreneurs, soit aux particuliers, soit aux communautés ou municipalités; la vente se faisant directement, ou par l’entremise de commis-voyageurs. Le chemin de fer (C.N.R.) étant indispensable à cette industrie, Édouard Gohier, natif de Saint-Laurent (dos blanc), a su installer son commerce à proximité des voies de cette importante compagnie de transport ferroviaire. Édouard Gohier Ltée n’est pas la seule entreprise à bénéficier de cette voie ferrée. Mentionnons que les terrains qui ont servi à la construction du C.N.R. avaient été vendus à la compagnie par Édouard Gohier père en 1912 pour l’importante somme de 600 000,00$.




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