François serait arrivé sur la côte avant la mort de Champlain (1635)


François Bélanger, qui fut l'un des pionniers de la côte de Beaupré, devait devenir plus tard le premier seigneur de la seigneurie de Bonsecours à l'Islet, est l'un de nos ancêtres les plus remarquables. Né en 1612, à Saint-Pierre, ville et évêché de Séez dans le sud de la Normandie, il se joignit au groupe des pionniers venus du Perche en compagnie de Robert Giffard : les Gasnier, les Mahou, les Boucher, les Guyon, les Drouin, les Cloutier, les Gagnon, etc.
 
Le douze juillet 1637, François Bélanger épouse Marie Guyon, fille de Jean Guyon. C'est le Père Charles Lallemant, oncle de saint Gabriel Lallemant qui bénit leur union.

 
Bien que lié d'une certaine façon au seigneur de Beauport, notre ancêtre, préféra se fixer sur le territoire voisin qui devait former la paroisse du Château-Richer dans la Seigneurie de Beaupré. À force de travail, François Bélanger devint vite l'un des cultivateurs les plus considérables de la côte de Beaupré. Le recensement de 1667 nous apprend qu'il avait 50 arpents en valeur et qu'il possédait treize bestiaux dans son étable. Ce sont là des chiffres peu communs pour l'époque.
 
Lorsque fut établi le système des capitaines de milice, François Bélanger fut désigné pour occuper cette charge dans la seigneurie de Beaupré. En 1677, pour reconnaître les services qu'il rendait au pays, MM. De Frontenac et Duchesneau, respectivement gouverneur et intendant de la Nouvelle-France, accordèrent à "François Bélanger capitaine des milices de la côte de Beaupré, à titre de fief et seigneurie, les terres qui sont le long du fleuve Saint-Laurent côté du sud entre ce qui appartient à la Demoiselle Geneviève Couillard en remontant le dit fleuve jusqu'à celle de la Demoiselle veuve Amiot contenant en tout une lieue et demie ou environ de front sur deux lieues de profondeur."

C'est ce qui fut connu sous le nom de seigneurie Bélanger ou seigneurie de Bonsecours et qui forme actuellement une partie de la paroisse de L'Islet.

 
Notre ancêtre avait alors soixante-quatre ans. Toutes ses filles sauf une étaient déjà mariées. Deux fils restaient encore avec lui et ils le quittèrent bientôt. Le premier, Louis, pour aller ouvrir une terre à l'endroit où se trouve l'église actuelle de L'Islet, (le long du fleuve classé monument historique --- possède à l'intérieur de très belles peintures), le second pour se préparer un petit domaine un peu plus à l'ouest. En 1681, le recensement nous apprend que le seigneur de Bonsecours, François Bélanger possède quatre domestiques soit : Jean de Lavoye, Barthélémy Gobeil, Pierre de la Faye, Pierre Massard. Ce seul fait laisse supposer que François Bélanger était fort à l'aise.

 
Le seigneur de Bonsecours, François Bélanger, dut mourir dans l'hiver de 1690-1691; il fut probablement inhumé dans le cimetière du Cap-Saint-Ignace. Cependant son acte de sépulture est introuvable. François Bélanger avait eu l'ambition de constituer un beau patrimoine à ses fils.

 

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