1ère génération
Mathurin Goyer


La première génération des GOYER, GOHIER et BÉLISLE arrivée en Nouvelle-France commence avec MATHURIN GOYER DIT LAVIOLETTE.

Lieu d'origine de Mathurin (Voir aussi les Ascendants de Mathurin Goyer)

Mathurin est originaire de Saint-Aubin de Tourouvre, arrondissement de Mortagne, évêché de Chartres, au Perche, en France. Tourouvre existe encore et est une commune faisant partie du département de l'Orne dans l'arrondissement de Mortagne. On peut voir à Tourouvre, une église avec vitraux et stalles datant du XIIIe siècle. Sur une plaque de l’église, en l'honneur des Tourouvrains devenus Canadiens vers 1634-1651, on peut y lire le nom de Mathurin.

Naissance de Mathurin

Fils de Jacques Goyer et de Mathurine Sauvage, Mathurin est né et baptisé le 23 décembre 1621 à l'église de Saint-Aubin de Tourouvre. Mathurin a au moins un frère nommé Jacques, né en novembre 1624 en France. On ne lui connaît pas de famille venue en Nouvelle-France avec lui, mais il est possible que Mathurin soit apparenté avec Pierre Goguet marié à Louise Garnier qui sera l’ancêtre des Goguet et Goyette. En 1644, Mathurin demeure à Tourouvre, au lieu de la Héroudière et exerce le métier de manoeuvre. Son père, meunier et laboureur, de son métier, est décédé avant 1627. Sa veuve se remarie en 1630 avec Jean Le Sage.

Le nom de famille de Mathurin

À l'époque de Mathurin, la majorité des gens ne savent ni lire ni écrire, et c'est le cas de Mathurin. On écrit au son, c'est pourquoi on voit plusieurs épellations du nom Goyer. Ainsi on a retrouvé le nom de "Goguet", "Goyet", Goier, Gohier dans quelques contrats. Celui qui apparaît le plus souvent est "Goyer dit Laviolette". Nous nous permettons donc d'utiliser Goyer afin d'alléger le texte. Dans un contrat datant du 10 juin 1674 apparaît le surnom de Bélisle. La descendance de Mathurin utilisera le patronyme de Bélisle pour quelques générations et certains garderont uniquement ce nom.

Traversée de l'Atlantique

Pourquoi Mathurin s'est-il embarqué pour la Nouvelle-France? Probablement, comme pour tant d'autres, parce que la misère l'y a contraint. À son arrivée, il était déjà marié à Marguerite Febvrier. Il eut un enfant avec Marguerite, Pierre de son prénom, baptisé le 14 janvier 1647 à Malétable, au Perche. Il a donc fallu une bonne raison pour que Mathurin quitte son pays d'origine. Il a pris le bateau et a dû subir les désagréments du voyage, "être confinés pendant près du deux mois dans des quartiers obscurs et malodorants, secoués par le roulis, abattus par le mal de mer, contraints à une pénible promiscuité" pour enfin débarquer en Nouvelle-France...

Arrivée à Québec (en Nouvelle-France)

On ne saurait dire la date exacte de l'arrivée de Mathurin Goyer au pays. D’après une source, "Mathurin accompagnait le fondateur de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve. En 1642, un groupe de quelques 52 personnes auraient débarqué à Montréal, seulement 39 sont identifiées".

D'après cette hypothèse, de ce qu'on peut appeler une "preuve par présomption", Mathurin serait à Montréal en 1644 avec le Sieur de la Barre, officier commandant une compagnie militaire que la Reine (la Régente Anne d’Autriche) destinait à Montréal, afin d'assurer la sécurité des colons devant la menace iroquoise. Mathurin étant un soldat, on suppose qu'il était de la partie. Seule l'année 1644 fait mention de l'arrivée de militaires.

C'est probablement avec un coffre en forme de caisse, qui se ferme avec un couvercle et une serrure que Mathurin arriva au pays. Cette pièce est souvent la seule pièce de mobilier qu'apportaient les colons.



Chose sûre, il est à Québec au printemps 1649 puisqu'il signe une obligation, et reconnaît une dette de 52 livres et 10 sols pour un fusil et un manteau, le 16 mai 1649 à un nommé Jacques Goulet de la côte de Beaupré, devant le notaire Laurent Bermen.

Mathurin cherche d'abord à faire son apprentissage pour devenir colon. Il va trouver un compatriote, Jacques Maheu, Percheron comme lui, arrivé au pays depuis 10 ans, qui lui propose du travail. Le 1er août 1649, il signe un contrat de 2 ans avec Maheu contre 100 livres par an et une barrique d'anguilles.