Le moulin banal


Après avoir reçu sa seigneurie, François amena avec lui à l'Islet, ses fils Louis et Jacques. Lorsque ces derniers furent en âge de prendre leurs responsabilités et puisque notre ancêtre se sentait vieillir, il donna à Jacques une partie de la seigneurie, c'est-à-dire, des terrains situés à la limite de Cap-Saint-Ignace.

Louis prit possession des terrains où l'église a été construite et sur lesquels vit actuellement le dernier seigneur, Laurent. Quant à notre ancêtre François, il termina ses jours au milieu de sa seigneurie le long d'un ruisseau où il a probablement construit son moulin banal. (L'existence de ce moulin construit par notre ancêtre reste encore à prouver.)

Les moulins de Cap-Saint-Ignace

Jusqu'à l'abolition de la tenure seigneuriale, en 1854, le seigneur était obligé de fournir un moulin à farine aux censitaires de sa seigneurie. De leur côté, les censitaires devaient, sous peine d'amende, faire moudre leur grain à ce moulin, moyennant redevance au seigneur d'un minot de grain par 14 moutures. C'est ce qu'on appelait le droit de banalité. Le moulin seigneurial était souvent désigné sous le nom de moulin banal.


Est-ce que tous les seigneurs de Cap-Saint-Ignace ont eu leur moulin banal? Notons que la seigneurie Vincelotte, qui est la plus grande et la principale seigneurie dans la paroisse, il y a eu deux moulins. Peut-être les autres seigneurs n'ont-ils pas usé de leur droit de banalité?


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