Qui était
François Bélanger ?
(1)


François Bélanger se montra dévoué pour la communauté et pour ses concitoyens

Notre ancêtre fut un homme actif, intelligent et débrouillard. Dès le début de la colonie, François a su se distinguer parmi les colons pour son initiative dans le développement de la colonie et son empressement auprès des siens.

Le 9 août 1653, le Journal des Jésuites rapporte que François est choisi à "l'importante charge de syndic des habitants de la région de Québec à titre de représentant de la Longue-Pointe de la future paroisse de Sainte-Anne-de-Beaupré". Les syndics étaient "les représentants dans les intérêts de leur commettants auprès du gouverneur " (Benjamin Sulte). Les syndics ou procureurs syndics, dans les affaires et les procès, représentaient les corps qui les avaient élus.

Sur le plan religieux, le syndic était mandaté par les propriétaires en vue de l'érection de la paroisse, la construction de l'église, du presbytère, etc...

En même temps que François, sont élus au "syndicat" : Thomas Hayot (Cap-Rouge, y compris Sillery), Charles Legardeur de Tilly (Côte de Ste-Geneviève), Denis Christophe Crevier dit Lemeslée (côte Notre-Dame-des-Anges), Guillaume Pelletier (Lobgue-Pointe), Pierre Picard (Cap Tourmente)et François Bissot (Côte de Lauzon).

À cette époque, François Bélanger et Massé Gravel exploitaient en commun une concession sur la côte de Beaupré. Le 24 mars 1655, Gravel consent à vendre sa part à son associé pour la somme de cent livres tournois par arpent, somme payable en trois versements le jour de la Saint-Jean.

Le 23 mars 1660, François Bélanger et Massé Gravel sont devenus marguillers de la paroisse de Château-Richer. À l'époque, être membre du Conseil de la Fabrique d'une paroisse dénotait une certaine notoriété.

En 1662, François est nommé curateur pour gérer les affaires d'Olivier le Tardif, co-seigneur et juge de paix à Beaupré. Olivier le Tardif était l'un des premiers colons de la Nouvelle-France comme son ami François avec qui il a été confirmé par Mgr laval. Le Tardif agissait comme procureur de la Compagnie de Beaupré, une sorte "d'agent des terres". Le Tardif, devenu incapable de gérer se affaires, ses parents et amis réunis en assemblée, chargèrent François Bélanger de ce soin, tâche dont ce dernier s'acquitta très bien et à la satisfaction de tous.

Nous trouvons là une autre preuve de l'affection et de la confiance que portaient envers François Bélanger, tous ses concitoyens.

Enfin, notre ancêtre a agi à quelques reprises comme expert et évaluateur. François était considéré comme un homme juste, probe, intelligent et d'un jugement sûr dans ses appréciations. Comme capitaine de milice, il eut l'occasion de régler certains différends (bornage ou autres) entre les colons. Parfois, il était choisi comme arbitre entre les parties pour éviter un litige.

En 1669, année d'établissement des milices dans la colonie, François est nommé capitaine pour la côte de Beaupré. les capitaines "étaient pour ainsi dire, les chefs de l'organisation municipale dans chaque bourgade. Ils devaient exécuter les ordonnances des gouverneurs, surveiller la confection et l'entretien des routes" (J. - Edmond Roy).


François fut un homme d'affaires averti et prospère...


François Bélanger